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FAUX MÉDICAMENTS: Un crime conte la santé

 

La conférence scientifique organisée le 07 avril dernier en prélude à la cérémonie d'inauguration de l'usine de Cinpharm a permis de discourir sur cette problématique.

«Dormir sur la natte des autres, c'est comme si on dormait par terre.» Disait Joseph Ki-Zerbo, célèbre écrivain africain. Et Célestin Tawamba, le président directeur général de la Compagnie industrielle pharmaceutique (Cinpharm) a fait sienne cette citation, en décidant de s'investir dans la fabrication des médicaments à la portée de toutes les bourses, à partir de son pays. Et parce que l'occasion valait la chandelle, ils sont venus des quatre coins du Cameroun, mais aussi de la sous-région et même au-delà, pour assister à la cérémonie d'inauguration de l'usine de la Cinpharm. C'est donc cette unité qui sera désormais chargée de faire de ce rêve jadis, une réalité de nos jours.Eminents, ils le sont tous. Les médecins et les pharmaciens qui se sont succédé au pupitre érigé pour la circonstance par les responsables de la Compagnie industrielle pharmaceutique (Cinpharm) dans un hôtel de Douala. Ils étaient là pour confabuler sur le thème: «la qualité du médicament : facteur de santé et de développement en Afrique.» C'était à l'occasion d'une conférence scientifique organisée en prélude à la cérémonie d'inauguration de l'usine de Cinpharm.

Les professeurs Eben Moussi, agrégé en pharmacologie et Marc Gentilini, président de la Croix-Rouge française, membre de l'Académie de médecine de France, professeur émérite des Maladies infectieuses et tropicales et délégué général pour l'accès aux médicaments de qualité à la Fondation Chirac; les docteurs Rose Ngono (Oms, conseillère nationale en Médicaments essentiels), Ndo (directeur de la pharmacie et du médicament au ministère de la Santé publique), Luma Namme (président de la Commission spécialisée de Pharmacovigilance), Issa Hamadjoda (pharmacien et directeur de production Cinpharm), pour ne citer que ceux-là, ont pendant près de quatre heures d'horloge, informé l'assistance sur les enjeux de la qualité et de la sécurité du médicament en Afrique, le rôle de l'autorité de régulation dans l'assurance qualité du médicament en circulation, le développement du système de pharmacovigilance, l'accès aux médicaments et à la santé de qualité, ainsi que sur le transfert des technologies dans l'industrie pharmaceutique en Afrique subsaharienne.

Exposés

La contrefaçon de médicaments est un fléau qui touche tous les continents du globe. Elle n'est pas spécifique à l'Afrique, même si cette dernière en souffre le plus. L'Organisation mondiale de la santé définit un faux médicament ou un médicament contrefait, comme un médicament dont l'identité et/ou la source ont été délibérément falsifiées.

Un grand nombre de médicaments vendus en Afrique sont malheureusement contrefaits de nos jours. C'est la raison pour laquelle, soulignent les experts, «lutter contre la contrefaçon est une responsabilité partagée impliquant les structures gouvernementales compétentes, les fabricants, les distributeurs, les professionnels de la santé, les consommateurs et le public en général.» Dans un contexte de sous développement pour la plupart des pays du continent, le facteur humain est essentiel à la croissance et au développement. Dans cette optique, rendre aisée l'accès aux soins de santé et offrir aux populations des médicaments de qualité devient un impératif de développement.

S'agissant de la qualité du médicament et donc de ce qui peut être gagné ou perdu dans une entreprise de santé publique, le Pr Eben Moussi a rappelé que les enjeux de santé publique sont nombreux, variés, complexes et interdépendants. On y retrouve le commercial, le politique et l'éthique. Il faut donc savoir investir dans la qualité. Car c'est le seul facteur qui peut permettre de gagner en notoriété dans le domaine. «En matière de qualité, il faut être organisé, fiable et responsable. Et c'est ce que les responsables de Cinpharm tentent d'obtenir en s'engageant dans cette voie.» Pour le Pr Marc Gentilini, il faut que toutes les parties s'impliquent dans la lutte contre les faux médicaments qui abondent dans nos marchés. «De tels médicaments peuvent entraîner des lésions irréversibles et provoquer une vie gâchée. Nous avons tendance à minimiser ce trafic. Pourtant, c'est un problème grave qui touche malheureusement les pays les plus pauvres.» Le Dr Luma Namme soulignera même qu'il est arrivé à plusieurs reprises que des gens décèdent simplement parce qu'ils ont pris de faux médicaments, très souvent mal dosés et qui auraient pu causer des effets indésirables. Et comme nous sommes dans un contexte de superstition, on fera immédiatement appel aux charlatans alors qu'il s'agissait simplement d'un problème clinique.

Le mieux est donc que des politiques soient développées pour faciliter l'accès des populations aux soins et surtout aux soins de qualité. Car, il est indéniable que l'accès aux soins coûte cher en Afrique. Mais il faut également multiplier des séances d'informations des populations pour les amener à aller vers les structures sanitaires. A cause de ce manque d'informations, moins de 40% de structures sanitaires périphériques sont utilisées, à en croire le Pr Eben Moussi. Il faut surtout amener les populations à tourner le dos à l'auto médicamentation qui s'est malheureusement incrusté chez nous.


DOUALA - 09 AVR, 2010 © THIERRY NYOPE | Dikalo

   
   
 


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