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Des médicaments accessibles à tous - CINPHARM: du rêve à la réalité

 

L'unité de fabrication des génériques a la portée de toutes les bourses a été inaugurée jeudi 08 avril 2010, en présence de plusieurs délégations et d'un parterre impressionnant de personnalités.



«Dormir sur la natte des autres, c'est comme si on dormait par terre.» Disait Joseph Ki-Zerbo, célèbre écrivain africain. Et Célestin Tawamba, le président directeur général de la Compagnie industrielle pharmaceutique (Cinpharm) a fait sienne cette citation, en décidant de s'investir dans la fabrication des médicaments à la portée de toutes les bourses, à partir de son pays. Et parce que l'occasion valait la chandelle, ils sont venus des quatre coins du Cameroun, mais aussi de la sous-région et même au-delà, pour assister à la cérémonie d'inauguration de l'usine de la Cinpharm. C'est donc cette unité qui sera désormais chargée de faire de ce rêve jadis, une réalité de nos jours.



«Je déclare inaugurée l'usine Cinpharm et que vive le partenariat privé-public.» C'est par cette phrase hautement porteuse d'espoirs que le ministre de la Santé publique du Cameroun, André Marna Fouda, accompagné de ses pairs, a officiellement lancé les activités de la Cinpharm. Groupes de danses, banderoles aux couleurs verte et blanche, décor féerique, tous les ingrédients ont été réunis pour faire de cette cérémonie un évènement mémorable. Mêmes les artères de Makèpé, ce quartier périphérique de Douala qui abrite les locaux de ladite usine, jonchées jusqu'à une certaine époque de nids de poule, a fait sa plus belle toilette pour accueillir ses hôtes.



Le protocolaire

La cérémonie d'inauguration de l'usine Cinpharm a effectivement démarré par l'allocution du délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Douala. En médecin averti, le Dr Fritz Ntonè Ntonè a félicité, non sans encourager cette initiative courageuse, les promoteurs de cette unité de production de génériques 'made in Cameroon'. Il a également profité de la tribune qui lui a été offerte pour rebaptiser le carrefour qui jouxte cette société. Désormais donc, on ne parlera plus de «carrefour Rhône-Poulenc», mais de «carrefour Cinpharm». A sa suite, la parole a été donnée à Markus Geibel, le partenaire financier allemand, la Ded, qui a apporté une contribution financière de 4 milliards de FCFA dans l'édification de cette œuvre.



Dans son propos, il s'est dit heureux de participer à cette aventure. Car, Cinpharm peut être considéré comme le laboratoire pharmaceutique le plus moderne d’Afrique de l’Ouest et Centrale. Il a également loué pour le féliciter, le travail des experts indiens qui ont eu une part déterminante dans la mise en place de cette usine. «On est assuré que Cinpharm pourra fabriquer des médicaments de haute qualité qui répondent aux normes internationales. L'inauguration de ce jour permet de franchir un cap sur le chemin du succès.» Dira-t-il, avant de préciser que sa maison est fière d'être «un partenaire financier dans le projet Cinpharm et de participer ainsi à l'avenir industriel du Cameroun.»



La mise en branle de la Cinpharm a aussi été motivée par la problématique de l'accessibilité des médicaments aux petites bourses. On est sans ignorer que la somme des accidents dus aux faux médicaments est importante dans des pays au sud du Sahara. Certaines entreprises avides d'intérêt se sont jetées dans la fabrication des médicaments à base de la farine sur lesquels elles marquent fort malheureusement les noms des médicaments bien connus. Ce sont donc ces produits qui, une fois reversés dans le marché local, camerounais en l'occurrence, sont rachetés par des populations aux revenus incertains. Et c'est justement ce qui a fondé l'intervention du Pr Marc Gentilini.



Ce mythe vivant dans le domaine de la médecine, professeur émérite, expert en maladies infectieuses et tropicales et de surcroît, membre du comité scientifique de Cinpharm, est venu rappeler que le trafic de faux médicaments est une réalité. Il est rentable et à l'abri de toute impunité. «Aucune loi, aucune contrainte ne vient freiner le travail des escrocs, des trafiquants qui sont des tueurs et contre lesquels nous devons tous nous investir.» soulignera-t-il.

Selon lui, et pour paraphraser Albert Einstein, le monde n'est pas difficile à vivre. Il l'est, pas à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et qui laissent faire. Raison pour laquelle, il a souhaité que cette lutte permanente contre l'indifférence doit être une affaire de tous. Et s'il y a quelqu'un qui l'a bien compris, c'est Célestin Tawamba.



Dans son adresse d'une quarantaine de minute, le président directeur général de Cinpharm est revenu sur les raisons qui ont motivé le groupe CADYST lnvest SA a racheter l'ancien Rhône-Poulenc. Ainsi que le chemin parcouru par Cinpharm depuis 2006. «C'est vous dire que si ce fleuron technologique est bien l'aboutissement d'un rêve, d'une ambition que d'aucuns ont qualifié d'insensée, rien n'a été laissé au hasard pour autant ! Des investissements de l’ordre de 11 milliards de CFA ont été mobilisés (soit plus d’un millier de travailleur utilisés), pour transformer la vielle usine à la technologie mécanique obsolète, produisant à peine une quinzaine de produits...» Dira-t-il.



Investissement

Le complexe industriel flambant neuf qui a accueilli la cérémonie du 08 avril dernier, l'a été au terme d'un travail titanesque d'investissement, de reconstruction, d'extension et de modernisation. C'est donc, trois unités de production, à savoir l'unité de formulation générale, l'unité de fabrication des antibiotiques Bétalactamines, et l'unité de fabrication de solutés massifs, deux laboratoires d'analyse et de recherche, ainsi que d'une unité de traitement des déchets et eaux usées; le tout entièrement automatisé, à la pointe des technologies les plus récentes et répondant en tous points aux normes des bons procédés de fabrication de médicaments, telles que édictées par l'Oms, qui vient de voir le jour à Makèpé. Un investissement qui devrait intéresser le gouvernement, parce qu'il peut être considéré comme «le symbole de l'indépendance, de la sécurité et de la souveraineté du gouvernement camerounais, voire de l'ensemble des Etats de la sous région en matière de santé publique et de politique du médicament !» Répondant à cet appel de pied, le ministre de la Santé publique a clairement félicité les promoteurs de Cinpharm pour avoir accepte de s'investir dans la fabrication des médicaments, surtout à la portée de toutes les bourses. Il s'est par ailleurs engagé à soutenir cette action, parce qu'elle participe à lutter contre la vente illicite des produits pharmaceutiques et la distribution de faux médicaments. Car, soulignera-t-il, «plus la chaîne de distribution des médicaments est courte, moins il y a risques de trafics.» André Mama Fouda a par ailleurs souhaite que cette initiative fasse cas d’école au Cameroun et dans la sous-région.

DOUALA - 09 AVR, 2010 © THIERRY NYOPE | Dikalo

   
   
 


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